Salle du cabinet des curiosités du professeur
Charles Ladame à l’asile de Bel-Air, années 30.
(Photo : Eg. George)


Professeur Charles Ladame,
directeur de la clinique psychiatrique de 1925 à 1939.

 

 

 

 


Marcel Christin, secrétaire de direction,
responsable des secrétariats médicaux,
puis attaché de direction
de 1962 à 1987. (Photo: J.Mohr)

 

 

 


Jacques Berthet, Derrière le miroir des apparences, 2001, photographie noir-blanc.

 

 

 

 

 

 

 

 


Anne Blanchet, Passage, 2000, musique visuelle, installation sur le domaine de Belle-Idée, 100e anniversaire de la
psychiatrie publique genevoise, Fonds cantonal d’art contemporain, Genève.

 

 

 

 


Marianne Sandoz, Papiers glacés, 2006, collage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Photographie de Jean-Baptiste Huynh, installation sur la rotonde à l’entrée principale de l’hôpital, 2005.

 

 

 


 


Présence de l’art à l’hôpital, l’itinéraire genevois
Jacques Boesch

Contexte
Pour bien comprendre le développement d’une activité au sein
d’une institution et apprécier son influence, il convient de mettre en évidence
quelques repères, en particulier les principaux jalons de son histoire et les
rôles joués par quelques-uns de ses acteurs déterminants en les replaçant dans
leurs contextes et en les considérant comme des ensembles dynamiques,
nécessairement traversés de contradictions.

L’attention portée au formidable développement institutionnel
des hôpitaux genevois dès les années soixante, les fusions des diverses entités
hospitalières pour former les Hôpitaux universitaires de Genève, le recentrage
et le renouvellement de leurs directions, la constante recherche d’efficience
et de pertinence, la professionnalisation et une meilleure reconnaissance des
collaborateurs, la volonté de mieux communiquer, et surtout la prise en considération
des patients comme des personnes uniques et singulières, à part entière, avec
leurs droits et leurs distinctions ensuite des diverses « affaires » qui ont secoué le
monde hospitalier genevois, l’importance désormais accordée au cadre de vie, au
développement durable, à la démocratisation et la décentralisation culturelles,
le rapprochement avec la cité par le biais de la sectorisation, etc., apparaissent
comme décisifs. Guy-Olivier Segond, conseiller d’État, et plus encore concrètement,
Bernard Gruson, directeur, sont des hommes de convictions humanistes, d’intelligences
sociales, d’ouvertures et de visions prospectives, parfaitement en phase
avec ces préoccupations contemporaines. De leurs points de vue, promouvoir une
présence de l’art et de la culture s’inscrit dans une perspective volontaire, au côté
d’autres innovations et éclaircissements institutionnels, non seulement en vue d’un
mieux vivre au quotidien mis au service des soins, de la recherche et de l’enseignement,
mais, surtout, pour répondre à des choix politiques progressistes délibérés – même
si ceux-ci viennent quelque peu contredire leurs appartenances politiques d’origine,
habituellement plutôt traditionnelles. Pour eux, il s’agit de trouver les personnes
complices qui vont pouvoir incarner et porter ce projet, le penser et lui donner vie.
Une fois trouvées, ils font le pari de leur accorder pleine confiance.

Si l’engagement de René Baud, en 1996, comme chargé des affaires
culturelles à l’hôpital cantonal, répond surtout à des convenances institutionnelles
et suscite bien des questionnements, voire des réticences sur le site Cluse-Roseraie,
le choix de demander à l’auteur de ces lignes d’assumer la fonction de chargé des
affaires culturelles à Belle-Idée, puis de prendre la responsabilité de cette activité
pour l’ensemble des hôpitaux publics genevois lors de la recomposition du service
de la communication des HUG, s’inscrit dans une toute autre dynamique. Même
s’il vient de subir un mobbing politique détestable en tant que directeur artistique
du département photographie et illustration de Saint-Gervais Genève, institution
phare dans le paysage culturel genevois, qu’il a animé pendant plus de 20 ans, il
a été simultanément membre de la Commission administrative du département
de psychiatrie pendant 15 ans, puis 4 ans membre du Conseil d’administration
des HUG, 24 ans un parlementaire actif, membre de la commission de l’université
et de l’enseignement (celle-ci traite aussi de la culture au niveau cantonal), vice-président
de Pro Mente Sana - Genève, soutien de l’Adupsy dès 1974, membre du
Fonds cantonal de décoration et d’art visuel, etc. ; ses atouts sont de connaître
parfaitement à la fois le milieu hospitalier genevois et ceux qui le dirigent, le
monde politique et institutionnel et ses règles, et le domaine artistique et culturel
genevois ; il pourra donc mettre à disposition de l’hôpital ses compétences
professionnelles et personnelles, en jouant ce rôle très sensible, exposé, de médiateur
culturel et artistique, avec diplomatie, et servir d’interface entre les divers intérêts
en présence, avec une vision s’inscrivant dans une perspective holiste des soins, le
respect des droits fondamentaux des personnes, la considération pour le travail des
collaborateurs, le souci de s’accorder avec une politique managériale entreprenante,
afin de contribuer à la bonne image de l’institution et poursuivre une politique
culturelle déjà bien implantée.

En effet, cet engagement poursuit une présence artistique, culturelle,
musicale et littéraire déjà remarquable (et remarquée…) sur le domaine de Belle-
Idée. Nous ne rappellerons jamais assez les rôles éminents joués par Marcel
Christin, secrétaire général du département de psychiatrie – pendant des années, la
clinique de Bel-Air, et en particulier sa cafeteria, a été au centre de la naissance et de
la reconnaissance de l’art contemporain à Genève ; Julián de Ajuriaguerra a ouvert
le domaine de Bel-Air et sa clinique à la Cité ; le Cabinet des curiosités du professeur
Charles Ladame, dans les années 20 et 30, a beaucoup frappé l’attention des Genevois
et des milieux artistiques et médicaux loin à la ronde. Depuis le début du siècle, des
activités musicales et plastiques animent sporadiquement la clinique.

Ainsi, en octobre 1998, l’institution hospitalière engage non seulement
un professionnel reconnu, mais lui confie une mission, un budget, des espaces et
de multiples appuis pour qu’il puisse concrétiser le renouveau de cette politique,
dans un climat de confiance, en étant mis au bénéfice d’une véritable carte blanche.
Certes, il se retrouve seul, libre, mais attendu au contour, avec cette charge de
construire progressivement une activité sans modèle préétabli, où il peut faire
prévaloir son savoir-faire professionnel, ses valeurs, sa manière d’être, son style et
ses goûts avec quelques chances qu’ils répondent et expriment des attentes latentes.
En fait, le renouveau de la présence de l’art et de la culture à l’hôpital, à Genève, va
progressivement s’établir chemin faisant.

Repères
Dans les grandes lignes, cette mission s’articule autour de 3 pôles.
Ainsi, l’hôpital étant un lieu dévolu aux soins, à la recherche et à l’enseignement,
la santé d’une personne doit être considérée dans toutes ses dimensions humaines.
L’intellectuel, le spirituel, l’émotif et la recherche de sens et de liens à la vie
jouent des rôles concordant dans cette dynamique. Favoriser de meilleures
compréhensions et représentations de la santé et des maladies (mentales en
particulier) s’avère primordial.

– les activités artistiques et culturelles, avec des expositions,
des concerts, des ateliers et des interventions musicales, des
conférences et des rencontres, seront régulièrement organisées ; des
commandes, des missions et des résidences de créations artistiques
seront offertes à des artistes qui créent des oeuvres originales ; des
ouvrages retraçant l’histoire des hôpitaux, de la médecine et de la
vie hospitalière, seront édités ;
– des manifestations événementielles et commémoratives seront
mises sur pied avec la collaboration active des chargés des affaires
culturelles, tel le 100e anniversaire de Bel-Air, le 150e anniversaire de
l’Hôpital, ou le 100e anniversaire de la Maternité ; la présentation
d’oeuvres d’art, mobiles ou intégrées, et des reproductions de qualité
contribueront à la décoration des espaces hospitaliers et influenceront
directement la qualité de la vie hospitalière ;
– enfin, les responsables des affaires culturelles seront à la disposition
des responsables de l’hôpital pour des conseils et des expertises dans
les domaines de l’esthétique, de la culture, des lettres et des arts.

À Genève, et pour en dresser les aspects essentiels, la présence de l’art,
de la culture et des lettres à l’hôpital vise avant toute autre considération,
au-delà de l’apparence de ses activités :

– au plaisir, à l’émotion et à l’intelligence sensible ou critique, retirés
d’une expérience des sens, intellectuelle et spirituelle ;
– elle permet à tout un chacun d’être captivé par l’intérêt, la beauté,
l’originalité, l’ouverture sur l’ailleurs et l’autrement ;
– elle ouvre à une connaissance différente de soi, des autres, de l’autre ;
– elle ose renouer avec le désir de vivre et le plaisir d’exister, malgré tout ;
– elle présuppose l’estime de soi et la reconnaissance des autres et implique
le renouvellement des relations ;
– elle invite et autorise à exercer sa liberté de choisir et de savourer
par soi-même ;
– elle desserre les contraintes, libère et permet de se libérer ;
– elle convie la capacité de verbaliser, d’énoncer, et de partager
avec d’autres.

Des activités
Depuis plus de 8 ans maintenant, un programme étoffé d’activités s’ex-prime
par une centaine de manifestations artistiques par année ; des expositions
présentent les oeuvres d’artistes connus comme de patients sur les divers sites
hospitaliers genevois ; des concerts : depuis 10 ans, l’Ensemble instrumental
romand, composé de musiciens professionnels, dirigé par Eric Bauer, est en résidence
à la salle Opéra où il donne une vingtaine de concerts, principalement les dimanches
et les jours de fête. Des conférences et des rencontres sont organisées, des ouvrages
édités et diffusés. Ces activités s’intègrent à des manifestations événementielles tels
la Semaine internationale du cerveau, la Fête de la musique, les 150 ans de l’Hôpital
ou les 100 ans de la Maternité.

Exigences professionnelles
Le chargé des affaires culturelles, de par son expérience, a quelques
solides intuitions professionnelles et personnelles, qui vont pouvoir le guider dans
l’accomplissement de sa nouvelle mission. Ainsi, d’emblée, il tient à promouvoir
une culture de projets – chaque activité doit être approchée comme s’il s’agissait
d’un événement où tout est à inventer, à négocier, à réaliser, à vivre et à évaluer, sans
tomber dans le spectaculaire, les effets d’annonce ou les esbroufes. Il se méfie de
cette culture figée dans ses territoires et ses lieux communs traditionnels comme de
ces autres travers institutionnels qui tournent vite aux baronnies et mandarinats, où
l’on se sert plus de l’activité qu’on la sert. Il s’agit de développer des collaborations et
des partenariats, tant à l’interne qu’à l’externe, dans un esprit d’équité, de respect.
Progressivement, les HUG assistent à la naissance d’un nouveau réseau en son
sein et avec l’extérieur ; la spécificité des activités culturelles et sa reconnaissance
s’affirment. Action et recherche, basées sur la découverte progressive de l’histoire
hospitalière, des activités et des recherches menées s’affirment. Un travail
d’élaboration intellectuelle avec des références, des engagements esthétiques ou
philosophes, qui se réfèrent volontiers aux travaux de Pierre Bourdieu ou Jacques
Rancière et de tous ces penseurs qui l’accompagnent depuis si longtemps.

Donc, Jacques Boesch, pendant des années, et un peu à l’écart puis-que
l’hôpital est situé un peu à la marge, s’est attaché à développer une culture de
projets, de réseaux et de partenariats intégrés au quotidien, en ne négligeant pas
les dimensions d’information, pédagogiques et de sensibilisation, en proposant
des activités destinées conjointement aux patients, au personnel, aux visiteurs
et aux milieux qui se sentent concernés dans la cité. Il fait preuve d’une attitude
d’ouverture assez sélective. La diversité culturelle s’écrit dans une diversité des
approches, des domaines, des personnes et, en particulier, grâce à un réseau
d’amitiés de travail – Armand Brulhart, Maryvonne Gognalons-Nicolet, Marcel
Christin, Cyril Kobler et Éric Bauer, enrichi de multiples rencontres. L’art prend
sens lorsqu’il peut se développer là où les gens vivent au quotidien appuyé par
le rôle humble, discret et professionnel, mais indispensable des médiateurs
culturels. En 2005, Anne-Laure Oberson rejoint Jacques Boesch. Tous deux
travaillent désormais à temps partiel et forment équipe.

Mais encore …
Prenons encore le temps de relever quelques considérations qui
permettront de mieux comprendre de quoi il retourne quand on parle d’art et
de culture à l’hôpital à Genève. Entre intention et reconnaissance, un chargé des
affaires culturelles à l’hôpital peut concevoir la rencontre avec une oeuvre d’art
comme une expérience privilégiée, incarnée, comme un processus sensible, spirituel
et intellectuel doué d’effets. Événement, la présence des oeuvres d’art mobilise
l’ensemble des facultés des personnes (intelligence, sentiments, mémoire, leurs
désirs et leurs projets). Elle s’inscrit chaque fois dans une histoire personnelle et
collective, entre conscience et contexte. Elle est fiction, détournement, ouverture
sur l’ailleurs et l’autrement, relation à l’altérité et permet la narration dans un
mouvement qui, obligatoirement, interprète, invente, crée puis se partage.
Ici peuvent se rencontrer le toujours possible, le malgré tout ; et
le monde hospitalier est souvent confronté de par la nature de ses activités, à ces
extrémités, ce qu’est la vie telle que l’art la saisit en sa vérité.

Toujours dissidente, césure et discontinuité, la présence d’oeuvres
résiste, allège et libère, elle convoque les êtres et les choses à leur existence pour
les ouvrir à leur énigme et les inviter à faire l’effort de devenir ce qu’ils sont. Mais
ces interprétations nécessaires sont elles-mêmes des changements réels quand elles
transforment les formes de visibilité d’un monde commun. La connaissance des
rapports de force contribue à les modifier.

Entre plaisir et signification (la beauté et l’intérêt résident au
fondement de l’esthétique), les authentiques amateurs d’expériences artistiques
et culturelles apprécient et se contentent de la présence d’oeuvres polysémiques,
remarquables, fortes, intenses, curieuses, singulières, agréables, étonnantes,
désirables, ouvertes à une pluralité de compréhensions et d’usages possibles,
intelligentes aux questionnements et aux narrations, relationnelles et originales,
sensibles et critiques.

Ce sont les relations qui peuvent se tisser entre les oeuvres, les auteurs
et les publics, les processus esthétiques dans lesquels chacun peut s’engager et les
récits qu’ils permettent de vivre qui intéressent d’abord, d’où la mise en évidence
conceptuelle d’un art relationnel, situé, engagé dans sa pratique (plus il sera
« artistique », « cultivé », « travaillé », plus il sera doué d’effets (il incite, bouscule,
interpelle ; suggestif, il modifie les représentations), plus il aura sa place à l’hôpital.
Il peut, mais de surcroît seulement, jouer d’autres rôles, par exemple, thérapeutique,
communicationnel, économique, symbolique, décoratif, social.

En complémentarité aux soins, aux recherches médicales, humaines
et scientifiques et à l’enseignement universitaire, ces activités s’inscrivent dans
des projets de santé tendant à considérer chaque être humain comme un individu
à part entière, avec ses droits et sa dignité d’être, ses distinctions et sa sensibilité,
ses sens et sa raison, chaque individu devant être considéré comme un processus,
changeant, pris dans un écheveau de forces contradictoires. De nos jours, il va de
soi de s’intéresser non seulement à la santé physique et psychique des personnes
– ce serait même le propre d’un hôpital –, mais aussi à leurs dimensions spirituelles,
esthétiques et éthiques, à leurs goûts et à leur entendement, à la qualité de leur
vie hospitalière et à leur bien-être au quotidien, à leur désir de vivre et au plaisir
d’exister, au bonheur de la rencontre avec soi, avec les autres et avec l’Autre.
Ces interventions de l’art, de la culture et des lettres sont intégrées au dispositif
hospitalier et aux réseaux de santé. Elles tiennent compte de la diversité des publics
et de la spécificité des lieux. La plupart des professionnels de la santé reconnaissent
que les qualités de l’accueil et de l’environnement participent à la prise en charge
des patients et les aident dans leur mission. Ainsi, perpétuant une tradition
remontant à l’Antiquité, la présence d’oeuvres et d’artistes auprès des malades et
des professionnels modifie sensiblement l’atmosphère des lieux hospitaliers. Elle
contribue à faire de l’hôpital un lieu de vie ouvert sur l’humain, les sciences et la
cité. Cette présence des arts et de la culture, des lettres et des sciences humaines
s’inscrit dans une perspective sensible à une vision globale de la santé publique et
des soins, aux droits fondamentaux de l’homme, à la démocratisation culturelle et
au développement durable.

Perspectives et conclusions provisoires
La pérennité de cette politique culturelle, parfaitement intégrée
aujourd’hui, est essentiellement liée aux personnes qui l’incarnent. Elle est, en
quelque sorte, garantie par leur présence active. Ou celle de leurs successeurs,
qui sauront poursuivre dans un esprit semblable, mais selon leur style et en
tenant compte de l’évolution du contexte hospitalier. Tributaire des rapports de
confiance qui perdurent grâce à son « esprit », aux exigences professionnelles et
aux effets positifs, donc sa reconnaissance, que cette présence suscite à l’intérieur
de l’institution. Elle est aussi confortée par des reconnaissances extérieures, ce
qu’expriment les nombreuses sollicitations et l’intérêt qu’elle éveille.
Si l’oeuvre « est » tout ce qu’on peut en dire, ou en faire, l’esthétique,
comme le bonheur ou un sens à la vie, ne peut se trouver et se justifier qu’en ellemême.

C’est parce qu’elle est qu’elle existe, et se suffit à elle-même, indépendamment
des effets qu’elle peut provoquer – qu’ils soient de communication, thérapeutique,
économique, symbolique. D’où cette nécessité d’autonomie relative pour qu’elle
puisse s’effectuer, prendre parole, agir. Une esthétique asservie serait bien vite
rejetée comme insensée, en tous cas inutile.

Cette politique culturelle sera aussi confortée par une volonté
constante de s’analyser, de se questionner, de conceptualiser et d’énoncer ses
principaux repères et fondements, pour les partager en osant les porter à
l’appréciation du plus grand nombre. Comme on le sait, on voit mieux les choses
quand on peut les appeler par leur nom. On peut les penser alors et les utiliser
plus justement. Donc, prendre le temps de réfléchir, d’analyser, de critiquer. Son
effectivité esthétique et relationnelle est aussi supportée par les efforts constants
d’information et de sensibilisation.

En esthétique, rien n’est jamais acquis, chaque rencontre avec une
oeuvre doit être revisitée, expérimentée. Le contemporain, c’est ce qui lutte contre
ce qui est, une manière à chaque époque de tenter de la dépasser pour se dépasser
soi-même. Et se retrouver.

 

dans Version 5, Genève, mai 2007